COLLEGE EN POESIE

Le collège est mis à l'honneur dans un très bel article du Parisien

 


Torcy : la poésie mise à l'honneur au collège... par leparisien

 

 

VIDEO. Torcy : la brigade d’intervention poétique enchante le collège de l’Arche Guédon

Gilles Cordillot | | MAJ :
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Torcy, le 8 avril. La brigade d’intervention poétique vient d’arriver dans une classe. L’enchantement succède à la surprise causée par ce petit moment rafraîchissant.
Torcy, le 8 avril. La brigade d’intervention poétique vient d’arriver dans une classe. L’enchantement succède à la surprise causée par ce petit moment rafraîchissant. (LP/Gilles Cordillot.)

 

Ils investissent tout à coup votre salle de classe, et déclament des poèmes. Ils font partie de la Brigade d’intervention poétique (Bip) mise en place à l’occasion de la quinzaine de la poésie organisée au collège de l’Arche Guédon, à Torcy.

Une fois le spectacle terminé, les brigadiers ressortent. Tous, ou presque. Car Fatoumata exhibe alors une sorte de porte-voix en papier et s’approche d’un élève choisi au hasard. « Je vais te chuchoter à l’oreille une histoire pour toi tout seul », lance-t-elle.

Depuis lundi, le collège dirigé par la principale Catherine Maron, et qui s’était illustré le 9 décembre par sa journée de la laïcité, vit au rythme de la poésie.

 

Torcy : la poésie mise à l’honneur au collège de l’Arche Guédon - 11 avril 2016

 

 

Emeline Hartz, documentaliste, est à l’origine de cette opération avec un professeur de français, Johana Marchat. « Nous avons lancé un moment poétique il y a 4 ans avec une prof de français et une autre d’arts plastiques, se souvient Emeline. Après leur départ, j’ai repris l’organisation. L’idée est de faire souffler un vent de poésie sur l’établissement pendant une quinzaine de jours. Une exposition est visible à la médiathèque, et la brigade d’intervention poétique se produira à la maison de retraite. »

Aurélie Poisson fait partie de la brigade d’intervention poétique. Elle surmonte sa grande timidité, pour le plaisir de tous. « En fait, pour moi, même si on ne s’en rend pas toujours compte, la vie de tous les jours est pleine de poésie. Et je pense que de temps en temps, il faut prendre le temps de s’arrêter sur quelques vers… Sans la poésie, la vie ne serait pas ce qu’elle est. »

Alors, au collège, on n’a pas mégoté avec les installations. Il y a bien sûr des dizaines de poèmes affichés sur les murs. On retrouve des vers de Baudelaire, Rimbaud, Verlaine… mais aussi d’autres plus récents écrits par des élèves eux-mêmes. Mais aussi des réalisations beaucoup plus sophistiquées comme une machine à poésie, un arbre à poèmes, ou encore une douche à rimes. On peut voir les gouttes pleines de jolis mots, s’abattre dans une cabine surmontée d’un parapluie. De quoi voir les jours de pluie sous un autre éclairage.

Emma veut redonner le goût de la poésie à ses camarades

Torcy, le 8 avril. Emma, 12 ans estime que la poésie fait partie de la vie de tous les jours. Encore faut-il la reconnaître… (LP/Gilles Cordillot.)

Emma n’a que 12 ans, mais elle a déjà des idées bien arrêtées sur la vie et sur la façon dont elle entend mener la sienne. Elève de 5e, elle nous explique les raisons de son engagement dans la brigade d’intervention poétique.

« J’ai décidé d’intégrer la brigade d’intervention poétique, car je me suis rendu compte que les gens ne lisent plus de poésie. Pourtant, la poésie, c’est comme un roman ! Il faut à tout prix donner le goût de la poésie aux enfants dès le plus jeune âge. Et je pense que cette action est ce qu’on peut faire de mieux. »

G. Co.

Fatoumata chuchote à l’oreille de ses copines

Torcy, le 8 avril. Fatoumata, 14 ans, est la seule chuchoteuse de la brigade d’intervention poétique. Un rôle très particulier. (LP/Gilles Cordillot.)

Il fallait oser ! Fatoumata n’a pas choisi le rôle le plus facile. A 14 ans, la jeune fille est chuchoteuse… Elle raconte : « Pour moi, l’intérêt de chuchoter un poème est de le dire à une seule personne à la fois. C’est comme s’il lui était dédié, rien qu’à lui. » Et ça marche ! Quand Fatoumata vous chuchote à l’oreille, c’est un peu comme si un secret envahissait tout à coup le conduit de votre oreille. « Les élèves réagissent bien, explique-t-elle. Une fois l’effet de surprise passé, généralement, la personne se consacre entièrement à ce que je lui dis, et je peux voir sur son visage, l’émotion et la fierté mélangées, d’avoir été choisie pour recevoir ce secret. »

G. Co.

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